Publié par : Dominique Dupont | 24 avril 2011

Dérive (péri)urbaine

J’arrive de faire une longue balade en écoutant The Decemberists dans le tapis. Évasion totale. J’en avais grandement besoin et ça fait du bien.

Par contre, j’ai vu des atrocités le long du parcours. C’était presque à en pleurer.

Le boulevard Ste-Anne

Mais quelle désolation, à mi-chemin entre la strip commerciale et la route de campagne, il n’y a là rien de beau ou de poétique. Moi qui d’habitude aime les paysages ordinaires, les lieux dépareillés, la mixité d’usages ou bien les secteurs industriels, le boulevard Ste-Anne est presque pathétique sur ce point. Une enfilade de bâtiments délaissés, entrecoupés par des parcs de maisons mobiles (!), des maisons de stroumphs, de motels et j’en passe. Ici et là un regroupement de maisons anciennes, qui furent autrefois les maisons des agriculteurs des marais le long du fleuve. C’est malheureux.

Cependant, outre mon besoin de me plaindre un peu, ça fait du bien de voir des choses comme ça. Ça me rappelle comment j’aime ce que je fais (maîtrise en aménagement du territoire et développement régional). Comment ça me passionne de toujours être à l’affût des singularités du paysage, de toujours réfléchir sur ce que je vois, sur ce besoin que j’ai de partager et de vivre pleinement ma passion.

Ça fait du bien de voir qu’il y a des lieux plus ou moins beaux, mal aménagés, mal organisés. Ça me donne le goût de changer le monde, d’aller cogner aux portes de ceux qui, selon moi, auraient besoin d’un bon coup de main. Mais dans la vraie vie, il en est autrement. J’espère seulement que tout ce qui m’anime pourra un jour être mis en pratique et non moulé dans un modèle trop commun à mon goût, ce qui m’effraie plus que jamais.

Je sous-signe ici mon propre manifeste pour la mise à profits de la connaissance et du savoir. Pas la mienne, mais la connaissance générale des milieux urbains, naturels, lointains, de proximité, etc. Le savoir des grands penseurs et théoriciens qui nous ont précédés et enseignés tant de possibilités. Qui m’aime me suive, Hasta la revolucion siempre !!

L’évasion

Bon du calme, le grand air m’a apporté un peu trop d’oxygène au cerveau… Je souhaitais seulement faire part de ce que peuvent nous amener les dérives urbaines, l’oubli de soi et le désir de voir d’autre chose que l’écran du portable. Je me promets de toujours m’écouter et d’aller me vider la tête quand j’en ai besoin. Il n’y a rien de mieux pour remettre le compteur à zéro.

La musique à fond, je chante à tue tête et tant pis pour ceux qui trouvent que j’ai l’air fou, moi je me fais plaisir. Hasta la révolucion quand même !

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