Publié par : Dominique Dupont | 1 février 2010

Charlesbourg sous la neige

Charlesbourg, c’est la banlieue, c’est loin pour certain, mais pour moi, c’est mon patelin, mon enfance, mes souvenirs.

À chaque fois que j’y vais (au moins une fois par semaine) c’est le même sentiment: je me sens bien là, j’y reviendrai n’importe quand.

Et pour raison, combien de fois je vais jusqu’à Charlesbourg pour simplement faire des emplettes, l’épicerie, aller à la bibliothèque ou au restaurant, alors que je demeure dans un des plus beaux quartiers de la ville selon moi (le Vieux-Limoilou). Mais c’est bien plus que l’attraction pour le quartier et sa beauté qui m’amène à Charlesbourg, ce sont mes plus profonds sentiments, c’est simplement parce que mon ancien quartier qu’est Charlesbourg c’est moi, c’est ma personnalité.

Je parle précisément du quadrilatère entre le Boulevard Louis XIV (feue 80 e Rue) et Boulevard Jean-Talon et entre le Boulevard Henri-Bourassa et l’autoroute Laurentienne. C’est là que j’ai grandie et évoluée pendant les 20 premières années de ma vie.

Cette semaine, j’ai eu la chance d’y aller pour des raisons complètement différentes: pour un projet sur la morphologie urbaine. Convaincue de redécouvrir mon patelin et le voir d’un autre oeil, ça s’est effectivement produit, par chance !

J’ai vu des îlots urbains de différentes natures: commercial, résidentiel, historique, etc. Ce qui m’a le plus frappé c’est la démarcation entre ces arrangements, les boulevards  séparent banalement les rues jonchées de bungalow du magnifique Trait-Carré. Mais drôlement, tout cela ne dérange pas, on apprécie particulièrement comment tout s’imbrique et se confond.

Le plus magique c’est l’allure que prend Charlesbourg sous la neige, la horde de bungalows semble tout autant féérique que les clochers de l’église St-Charles-Borromée.

Ce qui m’a le plus frappé c’est comment les odeurs et saveurs de Charlesbourg sont à mon nez et à ma bouche aussi réconfortant qu’être chez mes parents et manger à leur table. Charlesbourg est comme une grande table invitante. On goute à ses saveurs, on les touche, on s’y retrouve ensemble comme à cette table chaleureuse. Comme une cerise sur le sundae, Charlesbourg sous la neige ressemble à un gigantesque gâteau invitant nappé d’un glaçage à la vanille. Doux, sucré, parfait, ou voudrait y tremper un doigt ou simplement s’y promener sans penser.

Bref à Charlesbourg je n’ai pas d’âge. Je me sens en enfance autant que je me sens mature entourée de ce qui me ressemble.

À découvrir !

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