Publié par : Dominique Dupont | 24 avril 2011

Dérive (péri)urbaine

J’arrive de faire une longue balade en écoutant The Decemberists dans le tapis. Évasion totale. J’en avais grandement besoin et ça fait du bien.

Par contre, j’ai vu des atrocités le long du parcours. C’était presque à en pleurer.

Le boulevard Ste-Anne

Mais quelle désolation, à mi-chemin entre la strip commerciale et la route de campagne, il n’y a là rien de beau ou de poétique. Moi qui d’habitude aime les paysages ordinaires, les lieux dépareillés, la mixité d’usages ou bien les secteurs industriels, le boulevard Ste-Anne est presque pathétique sur ce point. Une enfilade de bâtiments délaissés, entrecoupés par des parcs de maisons mobiles (!), des maisons de stroumphs, de motels et j’en passe. Ici et là un regroupement de maisons anciennes, qui furent autrefois les maisons des agriculteurs des marais le long du fleuve. C’est malheureux.

Cependant, outre mon besoin de me plaindre un peu, ça fait du bien de voir des choses comme ça. Ça me rappelle comment j’aime ce que je fais (maîtrise en aménagement du territoire et développement régional). Comment ça me passionne de toujours être à l’affût des singularités du paysage, de toujours réfléchir sur ce que je vois, sur ce besoin que j’ai de partager et de vivre pleinement ma passion.

Ça fait du bien de voir qu’il y a des lieux plus ou moins beaux, mal aménagés, mal organisés. Ça me donne le goût de changer le monde, d’aller cogner aux portes de ceux qui, selon moi, auraient besoin d’un bon coup de main. Mais dans la vraie vie, il en est autrement. J’espère seulement que tout ce qui m’anime pourra un jour être mis en pratique et non moulé dans un modèle trop commun à mon goût, ce qui m’effraie plus que jamais.

Je sous-signe ici mon propre manifeste pour la mise à profits de la connaissance et du savoir. Pas la mienne, mais la connaissance générale des milieux urbains, naturels, lointains, de proximité, etc. Le savoir des grands penseurs et théoriciens qui nous ont précédés et enseignés tant de possibilités. Qui m’aime me suive, Hasta la revolucion siempre !!

L’évasion

Bon du calme, le grand air m’a apporté un peu trop d’oxygène au cerveau… Je souhaitais seulement faire part de ce que peuvent nous amener les dérives urbaines, l’oubli de soi et le désir de voir d’autre chose que l’écran du portable. Je me promets de toujours m’écouter et d’aller me vider la tête quand j’en ai besoin. Il n’y a rien de mieux pour remettre le compteur à zéro.

La musique à fond, je chante à tue tête et tant pis pour ceux qui trouvent que j’ai l’air fou, moi je me fais plaisir. Hasta la révolucion quand même !

Publié par : Dominique Dupont | 7 novembre 2010

New York baby!

Dans environ un mois, mon amoureux et moi ferons notre premier voyage « officiel » ensemble. Et oui, après 6 ans, nous avons décidé de se lancer dans les dépenses et de partir pour New York. Un petit voyage, certes, mais oh comment attendu de ma part qui commence à avoir des fourmis dans les pieds et la tête légère de trop vouloir voyager.

Je n’ai jamais encore vu New York. J’en n’ai jamais rêvé non plus . Ça me semblait tellement commun d’y aller qu’il n’y avait pas de défi dans ce voyage. J’ai été habituée à l’inhabituel, à la cassure nette  et au mal du pays. Cependant, cette fois-ci, je m’évade pour vrai. Nous partons ensemble Math et moi pour vivre une ville, une méga-ville, le temps d’un weekend.

Notre « all-included » forfait voyage avec un groupe organisé me rassure que je verrai pour la première fois tous les attraits « populaires » de New York… Ça semble un peu bête de jouer aux touristes, mais j’en ai envie, j’ai envie de m’évader sans réfléchir, que tout soit organisé pour moi. Ça fait changement de l’habituelle, qui justement me demande beaucoup à chaque jour. Un laisser-aller total dans une des plus grandes villes nord-américaines. Est-ce possible? Bien sûr ! car étant consciente de tout ça je me laisserai prendre au jeu. Je jouerai l’admiratrice, le lunatique, la tête en l’air évidement pour ne rien manquer et absorber le plus possible de cette ville mythique.

Je n’ai pas d’attentes autres que de vivre notre premier voyage en amoureux. En souhaitant aussi que cette expédition soit la première d’une grande aventure ensemble et que la « piqûre » du voyage nous arrivera ensemble.

On s’en va à New York baby!!!

plus à venir…

Publié par : Dominique Dupont | 31 mars 2010

Taverne Chez Phil…à la bonne place, au bon moment.

Je partage ici un billet écrit par mon copain Mathieu
La perte d’un symbole de notre quartier et de notre jeunesse aussi…merci pour ce récit

17h00…

Besoin de margarine pour les patates pillées et je dois passer chez Brunet pour une lettre ou un colis reçu. ‘’Pas de colis ou de lettre, reviens demain, je ne reçois plus rien moi après 5h’’ me répond la préposée.

En revenant sur mes pas pour le IGA, je m’arrête devant ce que nous tous connaissons sous le nom de LA TAVERNE CHEZ PHIL. Aucune lumière à l’intérieur mais en me penchant un peu plus, j’y vois 4 gars (dont le proprio) assis en demi-cercle devant l’entrée, excellente raison pour demander ce qui advenait de la place.

‘’ J’peux-tu t’aider mon homme? Parce que c’est fermé comme tu peux voir…’’

Celui qui me dit ça. C’est Gilles, le proprio.

‘’Non ça va. En fait, je passais devant et je voulais savoir ce qui se passait avec la place parce que on est une gang qui venait ici voir les games et puis on a appris la nouvelle mais sans rien savoir.

–          Ton nom c’est quoi?

–          Mathieu.

–          Good. Assied-toi, j’vas te compter ça…

–          Pas vraiment le temps, ma blonde m’attend pour de la margarine pis…

C’est la que j’me fais couper par le gars à ma droite.

–          Mais là toé Gilles, tu me le dis pas si tu veux mais… une fois toute vendu il te reste combien dans tes poches?

–          Rien mon chum, répond Gilles. C’est justement la raison pourquoi ça fait 1 an et demi que je cherche un acheteur. (Il se retourne pour me parler). J’suis pu de taille. Y’a trop de joueurs pis j’suis plus dans la game pentoute. Pour continuer à vivre ici, fallait que je fasse un chiffre de 1000.00$ par jour pis j’suis loin de ça. La clientèle de jour ne se renouvelle pas, ils meurent. Les jeunes qui viennent le soir eux la plupart ‘startent’ la soirée à la maison pis ils passent ici 15-20 minutes « caller » un pot à 5.00$ pour aller en flamber 200.00$ en ville. Tandis qu’ici, ta soirée aurait coûté gros top 25.00 $, 3 pots à 5.00$ pis 1 pizza à 6$, cuite pis servie en plus !

Le gars à ma gauche :

–          Ah ouin ta face me dit de quoi, tu venais avec du monde pour voir la game ! (À ce moment-là, je me suis dit à moi-même, bin oui…au nombre de gars qui viennent voir la game tu te rapelles de moi. Et c’est la que la gueule m’est litéralement tombée). T’arrivais avec une fille souvent (Doum bien-sûr) pis Martin te « startais une pizz » ! (Il était ‘chaud’ mais finalement pas fou parce que en effet, c’était bien moi !)

–          J’suis content d’entendre ça, donnes-y une bière, lui a lancé Gilles. Prends-en au moins une mon homme !

–          Pas le choix, ai-je répondu en la débouchant.

–          Comme je disais, en passant pour te répondre c’est supposé être un bureau de psychologues qui s’en vient ici, ça fait 1 an et demi que je voulais vendre mais personne ne voulait me donner le prix que je voulais. Le monde venait me voir pis me donnait 300-350 000.00$, moi j’allais pas en-bas de 400 000.00$. Finalement, j’ai fini par vendre mais pas tout à fait au prix que je voulais. En attendant j’ai essayé bin des affaires pour que ça marche, j’ai changé le nom de la place une couple de fois pis j’ai mis une belle pancarte dehors avec une patinoire, pour faire savoir que y’avait du hockey icitte !

Pendant que ma Molson Dry  descendait, j’écoutais les gars parler. Ils ont perdus de quoi de gros et ça se sent, surtout pour celui assis à gauche de Gilles, qui n’a pas parlé beaucoup encore depuis mon arrivée à part pour pousser quelques ‘’C’est vrai !’’ de temps en temps. C’est à ce moment-là qu’il a dit cette phrase-là.

–          Moi là, ça fait 30 ans que je viens icitte. J’ai commencé je venais avec mon père. Après ça, j’ai continué de venir avant mes shifts de taxi ou après, des fois les deux.

–          C’est vrai ça, dit Gilles, moi ça fait 12 ans que je le connais pis c’est à cause de son taxi. C’est le fun de savoir que des jeunes comme toi aimaient ça icitte !

–          On avait même pensé faire une dernière grosse soirée, que je lui ai répondu, mais là, yé trop tard ça l’air!

–          Ça aurait été le fun voir le monde comme vous autres. Merci d’y avoir pensé mon homme mais tout ça a été vraiment vite. J’ai vendu pis pas longtemps après on commençait à ramasser le stock.

Mon cellulaire sonne, c’est Doum qui me demande quand est-ce que j’arrive avec la margarine. Après tout, c’est vrai que ça fait une demie-heure que je suis parti ! Je calle ce qui est ma dernière gorgée de ma dernière bière Chez Phil (mais ça, je ne l’ai réalisé que dans mon auto.)

–          J’dois y aller moi les gars (ça a sorti tout seul, les gars, comme si je les connaissais depuis 20 ans) les patates attendent la margarine ! Merci Gilles pour les belles années, lui dis-je en lui serrant la main, pis merci pour la bière.

–          Y’a rien la mon homme, merci à toi d’être venu pis la bière c’est pas moi c’est lui, me dit le proprio en me pointant le gars à ma gauche.

Je serre la main des 3 autres fidèles et me dirige dans ma voiture. Je me repasse le moment dans ma tête en me disant que j’allais écrire ce texte-là mais aussi tout conter à ma blonde et lui faire comprendre l’importance du moment que je venais de vivre.

Je vous jure sur n’importe quoi (la tête à Doum, celle de mes parents ou grands-parents), tout ce que j’ai écrit ici, c’est vraiment ce qui s’est dit et produit, à quelques mots prêts. Ce moment-là est maintenant gravé dans ma mémoire et je voulais vous le faire vivre à vous aussi. J’espère que vous aussi vous serez touchés par cette histoire où j’étais vraiment à la bonne place, au bon moment.

Publié par : Dominique Dupont | 7 mars 2010

Mes plus belles photos

J’ai beaucoup pris de photos en voyage, beaucoup, beaucoup.
J’en prend aussi beaucoup ici-même dans ma ville, j’aime avoir l’air touriste, ça me fait redécouvrir ma ville et les environs à chaque fois.
Il n’y a rien de mieux que de regarder la ville d’un autre œil pour l’apprécier d’avantage. On se met même à aimer des choses moins belles parce que on les trouve poétiques.
D’ailleurs, mon point de vu préféré (pas encore photographié, car j’aime trop voir les changements à chaque jour) c’est sur le Pont Drouin regardant vers la ville. On surplombe la Rivière St-Charles, changeante au gré des saisons, on regarde la ville, parfois avec la fumée de la Stadaconé (ou la White Paper machin). Cette vue pour moi est magique, elle me lie à la ville où je vis, elle me ground.
Un jour je vais la photographier, mais pas tout de suite, je ne suis pas prête et puisque ce ne sera pas un cliché instantané, je risque d’être déçue du résultat, comme si j’en demandais trop au lieu, comme je peux être critique envers moi-même sur pellicule. Toujours un petit quelque chose, un œil fermé, les cheveux croches, les imperfections, etc.
Les plus belles photos sont, selon moi, les plus spontanées et les plus banales. Depuis l’avènement du beaucoup trop pratique appareil photo numérique, je m’amuse à prendre 10 clichés de la même scène, mais je les conserve toutes et je les aime toutes.
Voici ici deux de mes photos préférées (inespérées lors de la prise) de mon dernier voyage en Europe. J’en aurais des dizaines à présenter, mais j’en ai choisi deux.
La première est surement un accident, la troisième d’une série de photos de cette place, elle a un petit quelque chose de spécial qui se dégageait effectivement de cette journée claire-obscure dans le centre-ville de Bordeaux.

La deuxième a été prise à Paris devant le musée du Louvre, une autre fois, on sent l’esprit et l’essence du lieu qui se dégage de cette photo, encore une fois spontanée et sans prétention.

Bref, je rêve peut-être de faire de la photo professionnelle un jour, mais j’aime encore la naïveté de mon Canon Coolpix qui prend trop souvent des mauvaises photos, mais qui me laisse surprise et émerveillée par certains clichés hors de l’ordinaire.

Publié par : Dominique Dupont | 3 mars 2010

Un énième billet sur Paris

C’est surement la ville la plus « bloguée » sur le web, mais sans contredit la Ville Lumière mérite des éloges encore et toujours.
Voici donc mon billet tout simple sur la capitale française.

Paris, décembre 2009
Ça fait déjà plus d’un an. Le temps passe tellement vite, on s’en rend même pas compte.
Paris est belle sous les lumières de Noël, une frénésie marche avec moi dans les rues. Le tout Paris semble relax et détendu, contrairement à ce que j’avais entendu dire. Ça me semble même être agréable à vivre.. Quoi? Moi dans une grande ville? Bien oui, c’est beau, grand, aéré, culturel et tellement parisien.
Paris sent bon et goûte bon, Paris marque un gros point.
On se surprend à être surpris par Notre Dame de Paris ou même la fameuse Tour Eiffel.

Cependant, ce qui m’a le plus marqué c’est la continuité de la ville. Peut-être ça sonne bizarre, mais ce que je veux dire c’est qu’à chaque fois qu’on tourne un coin de rue il y a quelque chose de nouveau, une curiosité, un attrait visuel. C’est sur qu’il n’y a pas de Louvre dans chaque quartier, mais jamais on ne rencontre de vide. Ce qui est « moins plein » semble attirant. La succession de quartiers et secteurs se fait sans trop de misère, on ne s’en rend même pas compte. Les villages parisiens témoignent de l’ancienne structure de la ville. Avant l’unification de la ville de Paris, il y avait plus de vingt villages indépendants. De nos jours, seulement quelques uns d’entre eux perdurent dont la Butte aux Cailles. L’atmosphère dans ces villages est différente, on y marche lentement, les petits commerces, restos, cafés, dont le populaire Temps des Cerises, défilent sur les rues étroites comme dans un petit noyau villageois.

Finalement, pour finir ce mini billet, pourquoi ne faire un clin d’œil architectural en photos.

Regardez l’étroitesse des immeubles, ce complexe se situe au abord de la nouvelle grande bibliothèque de Paris (photo suivante) et semble perdu dans son ensemble urbain.

La devanture clash avec le reste des bâtiments, mais derrière il y a une belle place publique très fréquentée (par les touristes ou les parisiens, ça je ne le sais trop) mais ça semble bien marcher…
Dernièrement, sur les Champs Élysée, on assiste à une immense percée Haussmannienne longée de chaque côté par des immeubles grandioses à la façade uniforme, bref c’est un peu ennuyant. Cependant, on retrouve fréquemment des petits commerces plus sympathiques et des particularités architecturales (prochaines photos)

Paris c’est la ville de l’amour, des lumières, du shopping, mais avant tout c’est une ville à visiter, à marcher et à vivre…

Je vous invite aussi à consulter mon album photos plus complet de Paris sur Facebook: http://www.facebook.com/album.php?aid=92937&id=616466884&l=2dd733abd4

Publié par : Dominique Dupont | 26 février 2010

Le clash de la Cité Verte de Québec: un quartier vert?

Voici l’ébauche d’un projet que mon équipe fait dans le cadre d’un séminaire sur le patrimoine en lien avec l’Institut du Patrimoine Culturel (IPAC)

Type de projet
La cité verte se présente comme une implantation résidentielle de type multifamiliale. Ce projet se veut poursuivit par le Groupe SSQ. Ce micro quartier dans le secteur St-Sacrement dans la Ville de Québec sera situé du côté nord du Chemin Ste-Foy, en bordure du coteau Ste-Geneviève, à l’est de l’Hôpital Jeffrey-Hale et à l’ouest de la rue Monk. Situé sur l’ancien site des Sœurs du Bon Pasteur et de leurs dépendances, le projet intègrera les situations des anciens bâtiments et la construction de nouveaux. Le projet prendra la forme de logements locatifs sociaux ou non, de condominiums et de maisons de ville. La Cité Verte sera menée par un promoteur privé, le Groupe SSQ, qui assurera la construction des nouveaux édifices et la réfaction des anciens. Le projet devrait regrouper plus de 700 sections habitables pour un coût estimé de 300 million $ canadiens.
Un programme bien organisé
La Cité Verte représente un développement unique dans la province de Québec et même dans l’est du Canada. Ce sera le premier quartier écologique à l’est des Rocheuses. La SSQ mise sur l’écologie et les normes environnementales courantes pour former un quartier unique qui rassemblera des adeptes du développement durable. Le promoteur compte sur les investissements du privé et des paliers de gouvernement provincial et fédéral. La ville de Québec n’investira aucun fond dans le projet. Par contre, des institutions, telles qu’Hydro Québec, ont déjà démontré leur intérêt et ont déjà versé des montants (en millions de dollars) dans le projet. Le financement majeur pour le projet d’aménagement et d’urbanisme (donc qui n’inclus pas la construction d’immeubles) proviendra du Programme d’infrastructures Québec-municipalité (PIQM) du Gouvernement du Québec (La Cité Verte). Le Groupe SSQ mise beaucoup sur l’unicité du concept de la Cité Verte pour attirer les investisseurs. Le complexe immobilier devrait attirer une population de 50 ans et plus et des retraités. Cependant, les résidents devront être plutôt bien nantis puisque les condominiums coûteront environ 350 000$. La SSQ a néanmoins voulu équilibrer le projet en intégrant des logements locatifs, des logements abordables et des maisons de villes plus accessibles pour les familles. Au total, cinq bâtiments seront des unités de condominiums, huit seront des unités de logements locatifs, un seul sera un logement abordable et deux complexes accueilleront des maisons de ville. Le tout conservera trois bâtiments qui furent propriétés des Sœurs du Bon Pasteur, le reste ayant été démoli.
L’insertion dans le milieu urbain existant
Situé sur l’ancien site des Sœurs du Bon Pasteur, au haut du coteau Ste-Geneviève étant un ensemble conventuel regroupant plusieurs bâtiments historiques: le couvent en tant que tel qui se présente comme un grand bâtiment en forme de « U » incluant un noyau central constitué par la Résidence Monseigneur Lemay. Cette partie contient aussi la Maison grise, aujourd’hui détruite par les promoteurs. Sur le terrain de la congrégation, d’autres bâtiments prennent place et représente leur histoire. Il y a une grande, montrant la vocation agricole ancienne de ce secteur et la Maison Raymond-Casgrain, ancienne résidence. Le terrain, quant à lui, fait environ 93 000m2, et représente un secteur boisé, bien entretenu ouvert au public. De fait, la population locale fréquente ce lieu qui est devenu symbole du quartier. Le projet de la Cité Verte s’implantera alors sur ce secteur à haute valeur symbolique. Dans un contexte plus large, à l’échelle de la ville, le domaine des Sœurs du Bon Pasteur fait partie d’un réseau de couvent et domaines religieux parsemé à travers la ville (figure 1).

Figure 1: Les propriétés conventuelles de la ville de Québec
Leur abondance ne permet cependant pas d’amoindrir les effets que la reconversion peut avoir. La Cité Verte inclura certains anciens bâtiments, donc la Résidence Mgr Lemay et la Maison Raymond-Casgrain. L’insertion au paysage se voudra un jeu architectural entre gradation des hauteurs, harmonisation des textures et de l’allure extérieure. De plus, la majorité des stationnements seront souterrains pour maximiser l’espace vert et favoriser l’accessibilité extérieure de la population aux espaces naturels environnants. Bien entendu, la superficie verte sera en partie recouverte de bâtiments et édifices pouvant accueillir les habitants et les commerces. La propriété conventuelle changera alors d’allure pour devenir un complexe résidentiel dense. Tout en voulant densifier la population en consolidant le tissus bâti, le projet s’inscrit dans les visée de la ville de promouvoir le logement et attirer la population. De plus, étant donné que La Cité Verte sera unique au Québec, elle pourra alors lancer le bal des grands projets écologiques. En effet, trois autres quartiers seront lancés dans les prochaines années sous le même étendard : la Pointe-aux-Lièvres et d’Estimauville. Plusieurs plans de développement ont été élaborés depuis le lancement du projet, ceux-ci évoluant continuellement à la suite de consultations publiques et de concertations des choix. Le tout dernier se présente comme sur la figure 2.

Figure 2: Plan actuelle du projet de Cité Verte
Un éco-concept
Le projet unique de la Cité Verte s’inscrit, comme mentionné plus haut, dans une lignée de développement durable. Premièrement, la conservation de certains édifices pour les réhabiliter peut faire penser au recyclage pratiqué quotidiennement. Cependant, les buts, clairement explicités par le promoteur, ne font en aucun cas effet de la conservation. Ils sont plus du type nouvelles pratiques en architecture et urbanisme durables. Premièrement, le projet se veut « un milieu de vie éco-responsable » (La Cité Verte) dans lequel des paramètres éco-énergétiques et de meilleurs gestions des polluants sont exploités. Un système de traitement et de réutilisation des eaux, une efficacité énergétique permettant un éclairage contrôlé, la limitation des îlots de chaleurs et un système de chauffage, une gestion des matières résiduelles, des transports viables et un réseau de transport en commun rattaché à la ville ne sont que quelques exemples du projet. L’architecture sera pensée en fonction des normes Novoclimat, de plus en plus populaire au Québec (idem). Selon le Groupe SSQ, tous ces paramètres favoriseront une meilleure vie communautaire et un accès plus facile à plusieurs services de communauté. Le programme ne prend pas en considération l’aménagement actuel du site, contenant les espaces naturels et les bâtiments existant, mais mise sur l’avenir des vocations et usages qui prendront forme en ces lieux.
Une question patrimoniale détournée
Plusieurs questions sont soulevées face à ce projet plutôt ambitieux.
La place du paysage local : identification des habitants du quartier à la place du paysage naturel et anthropique de la congrégation des Sœurs du Bon Pasteur, appropriation du lieu et fort attachement à la place que tien le terrain dans le quartier St-Sacrement. La construction d’édifices très hauts (on parle même d’une tour de 24 étages) irait complètement à l’encontre de la conservation des perspectives visuelles de paysage.
La place du patrimoine : oubliée par les promoteurs? Son utilité pour eux est-elle nulle? Il y a bien entendu de la conservation de façades et de bâtiments qui est faite, mais au final, est-ce pour conserver ou mettre en valeur le patrimoine ou l’ont-ils fait pour apaiser la grogne des concertations publiques. Le curetage des édifices toujours en place se solde par la construction de logements et d’ensembles locatifs. Dans les planches et croquis du projet, à très peu d’endroit on retrouve des vues des bâtiments des Sœurs du Bon Pasteur, ni de la conservation de la Maison Raymond-Casgrain. La grande qui portait l’histoire agricole du lieu ne tient même plus lieu sur le site, elle a été « déménagée » sur le site de Cité Joie (au Lac-Beauport) pour devenir un centre d’interprétation de la nature (La Cité Verte). Mais où se trouvent le patrimoine et l’héritage dans ce déménagement, « l’esprit du lieu » n’existe plus malheureusement.
Le rôle joué par l’environnement est-il contradictoire avec la perte du grand parc public qu’était le terrain du terrain conventuel. Comment sera aménager le Coteau Ste-Geneviève qui se veut un lien entre le quartier St-Sacrement et l’est de l’arrondissement de la Cité? Le patrimoine naturel ne semble pas s’intégrer au projet de la SSQ, qui mise beaucoup plus sur le développement urbain.
De plus beaucoup de questions de posent quant à la viabilité du projet
Le Groupe SSQ fait effet que la collecte des eaux usées servirait à laver les voitures et les stationnements… Le fait que les condominiums couteront plus de 350 000$, quelle est la viabilité du projet au grand public qui détient aussi des valeurs environnementales. Quand on parle de développement durable, il faut aussi inclure le développement économique, et malheureusement, avec l’ampleur de ce projet, les enjeux seront grands pour pallier aux divergences que la Cité Verte engendra.
Développement durable vs. Patrimoine, qui détient le contrôle sur qui? Est-ce que les promoteurs ont voulu caché la perte du patrimoine en « vendant » leur concept écologique comme roi et maitre du projet?

Merci à Marie-Pier Gingras, ma co-équipière sur le projet.

Publié par : Dominique Dupont | 10 février 2010

Mon voyage de rêve en Suède

Pour faire suite au blog de ma bonne amie Julie, http://riendemoins.com, je parlerai ici de mon rêve: un voyage en Suède au cœur de la Scandinavie. Je trouvais aussi que ça s’inscrivait bien dans la lignée de mon blog, c’est à dire, les villes, les sentiments et l’inspiration. Bref ce qui me fait rêver et alimente mes ambitions futures.

Je rêve d’aller en Suède pour plusieurs raisons explicables: la nature, la culture, leur langue (je rêve aussi d’apprendre le suédois et j’ai déjà commencé), leur si petite population (environ 9millions d’habitants) vs. leur très grande visibilité mondiale et réussite économique, la manière donc leur pays est geré. Je ne dis pas qu’ici on est pas bien, mais là bas c’est pas pire ! Il y a aussi les villes qui occupent une grande partie de mon rêve. Qu’on parle de Stockholm avec ces dizaines d’iles toute reliées les unes aux autres par un système de transport formidable.

Stockholm c’est aussi la capitale du pays, c’est la ville qui regroupe la plus grande proportion de population. C’est aussi la ville qui m’allume. Je n’y suis jamais allée encore, mais je rêve de prendre leurs transports en commun, de visiter Hammardy Sjöstad, la ville verte au cœur de Stockholm, de faire les boutiques, de voir le bord de la mer Baltique, visiter les musées nombreux, sur le design ou l’art, de manger dans leur grands restaurants, et j’en passe sur ce qui me fait rêver de Stockholm.

La Suède c’est aussi bien d’autres villes: Lund, Uppsala, Skövde, Linköping, Malmö et Göteborg ou j’ai failli étudier. Malheureusement, dû à des complications administratives je n’ai pu réaliser mon rêve. Le suspense ne fait que monter et me motive encore plus. (C’est aussi pourquoi j’ai passé quelques mois à Bordeaux dans le cadre de mes études. C’était plus attirant d’aller là que d’aller nul part) Ces villes sont toutes dignes de mention (et plusieurs autres villes aussi) car elles renferment les plus grands secrets de la Suède, à savoir: les traditions, les dialectes, les cultures, le design, les modes de vies, les musées, la bouffe, etc.

L’architecture de ce pays est innommable, trop complexe et diversifiée, trop constrastée du nord au sud pour la catégoriser, mais c’est aussi ce qui me fait vibrer, les couleurs, les formes, les moyens d’habiter de ce pays nordique.

Bref la Suède c’est aussi mon rêve pour des raisons un peu moins tangibles ou discutables selon certains… C’est le cœur du design scandinave qui est mon inspiration dans mes rêves de design (pas seulment Ikea, mais bien plus… quoi que Ikea est déjà un gros jouer dans mon design d’intérieur)… C’est aussi mon rêve de la visiter par ce que la culture suédoise dégage. Un peu semblable à la notre: pays hivernale, sports d’hiver, milieu culturel et artistique très développés, la Suède me semble malgré tout très exotique. Oui oui exotique, mais je ne parle pas en terme de palmiers, noix de coco et sable fin, mais plus dans le genre dépaysant, différent, qui nous fait sentir, malgré tout, loin de chez soi. Finalement, je n’arrive pas à mettre exactement le doigt sur ce qui m’excite de la Suède, mais c’est un tout qui fait en sorte qu’à chaque fois que j’en parle j’ai des papillons.

La Suède c’est aussi tellement loin de l’Europe que je connais, que l’envie de la découvrir est immense. Je rêve de rester là-bas, d’y travailler, d’y étudier, bref je rêve un peu secrètement d’être suédoise.  Je rêve de vivre les jours d’été interminables, autant que les nuits d’hiver. La Suède c’est aussi le nord, la Laponie, au-delà du cercle polaire, un autre mode de vie, autres moeurs, un autre dépaysement…

Je recherche non seulement d’être déroutée par ce pays, mais aussi de le vivre au quotidien, d’y gouter, d’y dormir, de l’apprendre et d’en ressortir avec un sweet memory à jamais gravé dans ma mémoire. Je chérie ce rêve depuis plus de 5 ans maintenant et je souhaite qu’il continu de m’habiter pour qu’enfin je puisse le réaliser.

Publié par : Dominique Dupont | 1 février 2010

Charlesbourg sous la neige

Charlesbourg, c’est la banlieue, c’est loin pour certain, mais pour moi, c’est mon patelin, mon enfance, mes souvenirs.

À chaque fois que j’y vais (au moins une fois par semaine) c’est le même sentiment: je me sens bien là, j’y reviendrai n’importe quand.

Et pour raison, combien de fois je vais jusqu’à Charlesbourg pour simplement faire des emplettes, l’épicerie, aller à la bibliothèque ou au restaurant, alors que je demeure dans un des plus beaux quartiers de la ville selon moi (le Vieux-Limoilou). Mais c’est bien plus que l’attraction pour le quartier et sa beauté qui m’amène à Charlesbourg, ce sont mes plus profonds sentiments, c’est simplement parce que mon ancien quartier qu’est Charlesbourg c’est moi, c’est ma personnalité.

Je parle précisément du quadrilatère entre le Boulevard Louis XIV (feue 80 e Rue) et Boulevard Jean-Talon et entre le Boulevard Henri-Bourassa et l’autoroute Laurentienne. C’est là que j’ai grandie et évoluée pendant les 20 premières années de ma vie.

Cette semaine, j’ai eu la chance d’y aller pour des raisons complètement différentes: pour un projet sur la morphologie urbaine. Convaincue de redécouvrir mon patelin et le voir d’un autre oeil, ça s’est effectivement produit, par chance !

J’ai vu des îlots urbains de différentes natures: commercial, résidentiel, historique, etc. Ce qui m’a le plus frappé c’est la démarcation entre ces arrangements, les boulevards  séparent banalement les rues jonchées de bungalow du magnifique Trait-Carré. Mais drôlement, tout cela ne dérange pas, on apprécie particulièrement comment tout s’imbrique et se confond.

Le plus magique c’est l’allure que prend Charlesbourg sous la neige, la horde de bungalows semble tout autant féérique que les clochers de l’église St-Charles-Borromée.

Ce qui m’a le plus frappé c’est comment les odeurs et saveurs de Charlesbourg sont à mon nez et à ma bouche aussi réconfortant qu’être chez mes parents et manger à leur table. Charlesbourg est comme une grande table invitante. On goute à ses saveurs, on les touche, on s’y retrouve ensemble comme à cette table chaleureuse. Comme une cerise sur le sundae, Charlesbourg sous la neige ressemble à un gigantesque gâteau invitant nappé d’un glaçage à la vanille. Doux, sucré, parfait, ou voudrait y tremper un doigt ou simplement s’y promener sans penser.

Bref à Charlesbourg je n’ai pas d’âge. Je me sens en enfance autant que je me sens mature entourée de ce qui me ressemble.

À découvrir !

Publié par : Dominique Dupont | 11 octobre 2009

Place de la Bourse

Bordeaux est une ville du Sud-ouest de la France. Dans les dix dernières années, l’aménagement de la ville a complètement été revampé par différents projets: la construction d’un réseau de tramway toujours en expansion, la revitalisation du centre-ville et des aspects touristiques et finalement l’élaboration d’un réseau de parcs urbains.

Les premières photos sont celles de La Place de la Bourse, située le long des quais  sur le fleuve la Garonne. La Place de la Bourse est une espace publique qui regroupe une fontaine, une promenade, un accès vers le centre ville, plusieurs boutiques et restaurants et un arrêt de la ligne de tramway. Ce qui fait toute la magie de cette place publique est le projet d’aménagement qui a été fait devant. Un énorme miroir d’eau surplombe la place. D’une superficie de 130 mètres par 42 mètres, l’eau dans ce bassin ne fait pas plus de 3 centimètres de haut. De jour, c’est la place favorite des enfants qui s’y baignent et en tout temps, ce bassin reflète l’entièreté des bâtiments monumentaux.

Place de la bourse 1

Place de la bourse 3

Place de la bourse 2

Place de la bourse 4

Cette place est une des musts de Bordeaux, ce qui est le plus représenté dans les guides touristiques et avec raison; la place dégage beaucoup de grandeur et un esprit envoutant tant de jour que de nuit.

Voilà donc un bel exemple de l’espace public revitalisé et bien utilisé par la population.

Dominique

Publié par : Dominique Dupont | 4 octobre 2009

Mon Blog…

Bienvenue sur mon blog dédié à la ville, ses occupants, son identité et tout ce qui l’entoure.

Je suis une étudiante à la maîtrise en Aménagement du territoire et je me passionne par le voyage, les formes de la ville et le design urbain.

Ce blog est entièrement dédié à mes réflexions sur les villes, mais surtout à des photos que j’ai prises et qui m’ont marquées.

Je veux recréer l’esprit des villes en les photographiant, mais je souhaite surtout faire voyager et rêver.

Ce blog fera aussi l’éloge de ma ville, de mon « hometown », la ville de Québec.  J’apprécie particulièrement le terme « hometown » parce qu’on se sent si bien chez soit. C’est le réconfort, l’aisance, l’esprit général qui nous fait sentir comme à la maison.

Les villes que j’ai visitées m’ont toutes faite sentir comme à la maison à leur manière à un certain moment.

C’est avec plaisir que je partage ici ma vision de La ville.

DominiqueFoule au port de Québec

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